Un après-midi court mais spectaculaire à Bruges
Un matin, pendant notre séjour à Anvers, nous sommes partis en petit groupe faire une brève excursion à Bruges, cette magnifique ville médiévale de Belgique. En chemin, notre guide nous a donné un aperçu assez complet de l'histoire de la capitale et de la plus grande ville de la Flandre occidentale. Souvent surnommée la « Venise du Nord », à l'instar de Stockholm et d'Amsterdam, Bruges a connu un essor précoce grâce à son port et fut autrefois la première ville commerciale du monde.
Aujourd’hui, la ville accueille environ 2 millions de visiteurs par an, qui viennent pour le chocolat, la dentelle faite main et les tapisseries flamandes, mais aussi pour faire des balades en bateau sur les canaux et flâner dans les églises anciennes. Ah, et les gaufres belges.
Il y a évidemment beaucoup de sites touristiques ici, même s'il était souvent difficile de savoir ce que nous regardions, car la plupart des informations sont rédigées en flamand. Ai-je besoin d'en dire plus ? Alors, profitez bien des photos.
Johan, notre guide, nous a accompagnés jusqu'à notre point de rendez-vous et, en chemin, nous avons aperçu quelques jolis bâtiments.


Nous avons décidé que la meilleure façon de découvrir un peu la ville serait de faire une croisière sur les canaux. À ce moment-là, la pluie avait pratiquement cessé et nous avons acheté nos billets auprès du premier vendeur que nous avons croisé. Quelques autres passagers du Ship se sont joints à nous et, même si la balade était courte (30 minutes), nous avons pu découvrir la ville sous un autre angle en glissant au fil de l’eau aux côtés des cygnes qui y vivent.


Un ensemble de bâtiments caractéristiques à pignons en gradins
On dit que les décorations de type gargouille éloignent les mauvais esprits
Des personnages dans une vitrine

Une fois descendus de la péniche, nous nous sommes promenés pendant deux heures en admirant les magnifiques bâtiments et en profitant de l'ambiance.

Des bâtiments colorés près d'une place où se rassemblaient les calèches

À ce moment-là, nous étions prêts pour le déjeuner, mais sachant que nous allions dîner dehors, nous avons décidé de manger quelque chose de léger. La gaufre belge dont tout le monde parlait en ville semblait être le choix idéal. Nous avons alors cherché un petit endroit peu touristique pour la déguster et sommes tombés sur un adorable petit salon de thé qui semblait être une affaire familiale. Nous y avons dégusté nos gaufres à la manière des Belges, avec uniquement du sucre et du beurre. La mienne était accompagnée du meilleur chocolat chaud que j’aie jamais bu. Sur le comptoir, sous une cloche en verre, se trouvaient plusieurs « tulipes » en chocolat : on en choisissait une, qui était ensuite plongée dans un verre de lait fumant où elle se dissolvait lentement. Incroyable !


On cherchait ensuite une glace, mais on a dû marcher quelques minutes pour laisser tout ce sucre se digérer. Après ça, on est allés dans une chocolaterie et on en a même trouvé une où tout était fabriqué sur place.
Ensuite, nous sommes retournés au point de rendez-vous et Johan a commencé à nous guider vers notre car. En chemin, nous avons franchi une arche dédiée à sainte Élisabeth de Hongrie et sommes entrés dans un ensemble connu sous le nom de « béguinage ». Il s’agit d’un lieu où des femmes pieuses s’installaient lorsqu’elles se retrouvaient seules, par exemple lorsque leurs maris étaient partis à la guerre ou en voyage d’affaires. Elles ne prononçaient pas de vœux, mais on considérait qu’elles étaient bien plus en sécurité dans un endroit comme celui-ci. Les bâtiments que nous avons vus aujourd’hui ont été construits entre le XVIe et le XVIIIe siècle et abritent depuis 1927 un petit ordre de moniales bénédictines. Une cour centrale, qui était encore remplie de jonquilles il y a deux semaines, est entourée de très jolies maisons en briques blanches, toutes légèrement différentes les unes des autres, et le silence règne en maître lorsque l’on s’y promène.
La porte Sainte-Élisabeth
Nous avons pris encore quelques photos avant de traverser le dernier pont et de retrouver le « vrai » monde.
La légende raconte qu'un homme aurait construit cela pour sa compagne et que, lorsqu'elle l'a rejeté, il se serait jeté dans la rivière et se serait noyé. J'espère que ce n'est qu'une légende.
Une ancienne maison d'éclusier pleine de charme
Le trajet de retour vers Anvers s'est déroulé dans le calme, malgré la circulation dense de ce vendredi après-midi. J'ai passé un excellent dîner entre amis au Tides, puis je suis rentré me coucher.
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