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Cascade à l'île Maurice

À la découverte des îles de l'océan Indien

Depuis plusieurs semaines, nous explorons les îles de l’océan Indien, en commençant par deux que nous ne connaissions pas encore. La première était La Réunion, un département français (et l’une de nos destinations de vacances préférées). Même en saison des pluies, nous avons pu admirer l’extraordinaire beauté des montagnes volcaniques escarpées (dont l’une est encore en activité !), des cascades, des caldeiras et des cirques (qui sont des caldeiras dont un versant s’est effondré).
C’est un petit endroit, d’une circonférence de 207 km, qui compte 850 000 habitants, où tout pousse, pousse et repousse, y compris de minuscules ananas si sucrés qu’ils en deviennent addictifs. Nous avons sillonné des montagnes à couper le souffle, longé des cascades dévalant des parois rocheuses sur 7 km ; visité de minuscules villages, dont celui au nom étrange d’Hell-bourg, classé parmi les plus beaux villages de France ; et découvert une plantation de vanille (saviez-vous que la vanille est une variété d’orchidée ?) pour observer comment chaque fleur doit être pollinisée à la main, et comment il faut attendre 6 ans entre la première plantation et la première vente de gousses.

Puis direction l’île Maurice (autrefois connue sous le nom d’Île de France), terre du dodo aujourd’hui disparu, qui, selon la légende, serait arrivé sur l’île au cours d’une migration. Y trouvant de quoi se nourrir en abondance et aucun prédateur pour les chasser, ces oiseaux gras et incapables de voler se sont multipliés jusqu’à ce que les humains ne les mènent à l’extinction. Nous avons visité des galeries d’art ainsi que la maison de Vaco, âgé de 78 ans, l’artiste le plus en vue de l’île. Nous avons eu la chance de découvrir les régions méridionales préservées de l’île, qui offrent là encore des paysages spectaculaires, des cascades, la « terre aux sept couleurs » et les plus grandes statues au monde de Shiva et de son épouse. Le dernier jour, nous nous sommes rendus au musée Blue Penny, où sont exposés deux timbres rares valant des millions de dollars, ainsi que des livres et des cartes anciennes. L’un d’entre eux, un atlas datant de 1670, consignait chaque détail : comment l’encre locale était fabriquée, l’importance du marché des perles rouges, et une notion particulièrement intrigante : la valeur des terres n’était pas mesurée en acres ou en hectares, mais plutôt en fonction de la quantité de riz qu’elles pouvaient produire. Plutôt sensé.

Après plusieurs journées en mer bienvenues, nous sommes arrivés à Victoria, sur l’île de Mahé, capitale des Seychelles. Peu de choses ont changé ici en quatre ans, mais ce retour au Jardin botanique, dans cette petite ville et à la campagne nous a permis de passer une journée intéressante. Et puis il y a cette île d’Eden, complètement hors contexte, où l’on nous a expliqué que l’achat d’un bien immobilier donnait droit à un passeport seychellois. C’est un endroit exclusif, cher et en autarcie… ce qui est étrange dans ce pays autrefois connu sous le nom de SeaShells.

Nous avons poursuivi notre route vers deux autres îles : d’abord La Digue, où les charrettes à bœufs de notre dernière visite ont cédé la place à des vélos et à de petites voitures, même si le récif reste magnifique ; puis Praslin, où nous avons enfin retrouvé la plage et le restaurant (appelé « Bonbon Plume », dont l’embarcadère semble tout droit sorti des années 1970) que nous espérions redécouvrir. C'est l'une des plus belles plages que nous ayons jamais vues et nous avons pleinement profité de notre après-midi là-bas.

La vue depuis notre restaurant, avec notamment le petit bateau qui nous apporte chaque jour du poisson frais et du poulpe.

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